Présentation et évolutions par rapport à la 308 I
La Peugeot 308 II (T9) succède en 2013 à la 308 I (T7) avec une rupture nette : nouvelle plateforme EMP2 plus rigide et allégée d'environ 140 kg, intérieur i-Cockpit (petit volant, instrumentation surélevée, écran tactile central), gamme essence et diesel intégralement renouvelée. Élue Voiture de l'Année 2014, elle se positionne face à la Volkswagen Golf VII, à la Renault Mégane IV et à la Ford Focus IV. Elle a précédé la 308 III lancée en 2021. La carrière de la T9 se découpe en deux phases : pré-facelift 2013-2017, puis restylage de 2017 qui revoit la calandre, l'éclairage Full LED et surtout l'offre moteurs.
Motorisations disponibles
En essence, la gamme PureTech (PSA injection directe) couvre le 1.2 PureTech 110 (code EB2DT) et le 1.2 PureTech 130 (code EB2DTS, 230 Nm), complétés par le 1.6 THP 125 et le 1.6 THP 155. Les sportives GT et GTi reçoivent le 1.6 THP 205, puis 225 et 270 ch. En diesel, le 1.6 HDi 92 perdure brièvement avant cession au 1.6 BlueHDi 100 et au 1.6 BlueHDi 120, puis au 2.0 BlueHDi 150/180 sur les versions hautes. Le facelift 2017 introduit progressivement le 1.5 BlueHDi 130 (norme Euro 6d). Les boîtes proposées sont la manuelle 5 et 6 rapports, l'EAT6 (Aisin, 2014-2018) puis l'EAT8 (Aisin, à partir de 2018) sensiblement plus fiable selon Caradisiac.
Fiabilité par millésime
Les premières séries 2013-2016 cumulent les défauts les plus signalés : système multimédia SMEG instable, écrans tactiles qui figent, traverse arrière bruyante, et surtout fragilité de la distribution sur les 1.2 PureTech. L'Argus et Caradisiac documentent un taux de défaillance de la courroie de distribution humide de l'ordre de 16 % entre 60 000 et 90 000 km sur les PureTech d'avant avril 2017, accompagné d'une consommation d'huile excessive dans 21 % des cas après 100 000 km. Stellantis a publié en 2020 puis 2024 un rappel et une extension de garantie distribution de 10 ans ou 175 000 km, conditionnée à un entretien intégral en réseau agréé. Les millésimes 2017-2020 post-facelift, équipés des moteurs revus, sont nettement plus sereins. Le 1.5 BlueHDi a connu, lui, des soucis d'AdBlue (réservoir de cérine, injecteur SCR) en début de carrière.
Problèmes récurrents documentés
Outre la distribution PureTech, fiches-auto et Caradisiac rapportent une traverse arrière défaillante générant des bruits de train arrière, des défauts de condenseur de climatisation, une usure prématurée d'embrayage et de volant moteur sur les diesels, et des soucis électroniques sur les premières années (calculateurs, écran tactile). La GT et la GTi présentent en plus une usure marquée des pneumatiques avant et des freins.
Conseils d'achat occasion
Privilégiez impérativement un millésime post-facelift 2017 avec carnet d'entretien complet en réseau Peugeot. Exigez la facture de remplacement préventif de la courroie PureTech, ou orientez-vous vers les motorisations diesel 1.6 BlueHDi 120 et 2.0 BlueHDi 150, plus robustes. Côté boîte automatique, l'EAT8 (à partir de 2018) est nettement préférable à l'EAT6. Les prix d'occasion vont d'environ 5 500 € pour une 2014 d'entrée de gamme à 17 000-32 000 € pour une 2020-2021 GT bien équipée selon Caradisiac et L'Argus. Voir aussi la fiche modèle Peugeot 308 pour le contexte général.
